Emeutes du 25-26-27 mai 1967 en Guadeloupe

Une page blanche de l'histoire Guadeloupéenne tente d'être écrit par son peuple



1997, la Guadeloupe se rappelle de ce qui s'est passé 30 ans plus tôt dans ses rues et dans son coeur.
2007, 40 ans aprés les faits, la mémoire se ravive, les historiens sont médiatisés, le voile se lève petit à petit sur ce qui serra un massacre de Guadeloupéens par l'autorité française !





mai 2007

drapeau guadeloupe
drapeau guadeloupe
C'est avec la manifestation du 1er mai dernier que s'est ouvert un mois de commémoration des évènements qui se sont déroulés en amont et tout au long du mois de mai 1967 en Guadeloupe. Les neuf organisations syndicales alors réunies à Capesterre Belle-Eau (sud Basse-Terre) demandent, 40 ans après, « la vérité sur le massacre de mai 1967 ». Une série de débats et de réflexions est par ailleurs prévue tout au long de ce mois de mai 2007.


Plus que la fête du travail, le 1er mai dernier lançait un mois de commémoration des évènements qui se produit en mai 67 en Guadeloupe. L'UGTG, l'union générale des travailleurs guadeloupéens, soutenue par la CGTG, FO et cinq autres organisations syndicales, décidait, de demander la vérité sur les évènements de Pointe-à-Pitre. Tandis que quelques semaines auparavant, le mouvement culturel Voukoum, plus connu pour son activité carnavalesque organisait un moment de réflexion sur les évènements de Basse-Terre. An tout sòs concept a proposé, samedi 5 mai, Mé, mwa pou sav' - Mémwa pou sav' (Mai, mois pour savoir, Mémoire pour savoir ). Une soirée en hommage aux évènements « qui marquèrent cette période de notre histoire il y a tout juste 40 ans ». La jeunesse locale en quête de son histoire ? « «Mé, mwa pou sav', Mémwa pou sav'» est un concept visant à promouvoir et à diffuser l'histoire de la Caraïbe à travers la création de supports et la mise en place de manifestations à destination du grand public. Mé mwa pou sav', Mémwa pou sav' 2007 sera l'occasion d'ouvrir une page de notre histoire avec les rencontres Lékòl òbò kaz fondées sur le principe de l'université de la rue, l'institution du savoir populaire: «La cour (Lakou)» » expliquent les organisatrices, Kareen Fleming et Myriam Badia.

Retour se les évenements de mai 1967

En mai 67, en Guadeloupe, les revendications syndicales se sont mêlées aux revendications politiques pour entraîner une série d'évènements souvent sanglants.

Quelques années après l'indépendance de l'Algérie (1962), un peu plus de dix ans après l'indépendances des anciennes colonies françaises d'Afrique noires ( fin des années cinquante-début des années 60) , une vingtaine d'années après la départementalisation de la Guadeloupe jusque là colonie française, plusieurs années avant la fin des guerre de décolonisations de l'Afrique noire portugaise ( Mozambique, Angola) et en pleine mouvance indépendantiste, les ouvriers guadeloupéens demandent une augmentation salariale de 2,5%.
Les négociations échouent et débouchent sur un mouvement de révolte qui entraîne les mêmes devant les portes de la chambre du commerce et de l'industrie de Pointe-à-Pitre les 26 et 27 mai.
Les forces de l'ordre appelées sur les lieux tirent. L'une des premières victimes fut Jacques Nestor, militant du GONG (groupement d'organisations nationalistes de la Guadeloupe), très populaire à Pointe-à-Pitre. Rapidement, les affrontements s'étendent à toute la ville. Les jours qui suivirent donnent lieu à une vague d'arrestations, notamment parmi les militants du GONG qui sont emprisonnés, inculpés, et envoyés en métropole pour atteinte à l'intégrité du territoire national.

Le nombres de victimes reste, jusqu'à nos jours, sujet à caution. On parle en effet dans les jours qui suivent de cinq morts. En 1985, suite aux nombreuses interpellations du gouvernement, les chiffres officiels font état de 87 morts. Le 1er mai de la même année, plusieurs jeunes et travailleurs venus manifester à Capesterre Belle-Eau sont interpellés.

Le 22 mars, une émeute raciale éclatait dans les rues de Basse-Terre. Le procès qui s'ensuivit, du 19 février au 1er mars 1968, mettant en accusation dix-huit personnes. Un ouvrage intitulé « Le procès des Guadeloupéens » paru en 2003, retranscrit l'ensemble de l'affaire.

Les guadeloupéens n'ont pas accés aux documents de l'époque classés secret défense pendant encore 10 ans (1967-2017), pourquoi ?
Parce que des politiciens qui ont permit ce massacre sont encore vivants ! (rechercher par exemple dans les conseillers du gouvernement français de l'époque, un guadeloupéen connu apparaitra, entre autre ! )

On ne connait pas le nombre de morts de cette émeutes, pourquoi ?
Parce qu'il s'agissait d'un massacre, un carton de légionnaires furieux de ne pas prendre l'avion à 18 heures puisque réquisitionnés à 17 h 00 aprés l'annonce de la mort de Nestor. Parce que, comme en algérie, la politique a protégé ce massacre !

Refusons l'oubli, écrivons sur cette période ce que nous savons, les vérités historiques doivent être sus non pour renforcer une révolte trans-atlantique pour pour faire un travail de mémoire, casser la machine de l'oubli en place en Guadeloupe et en Métropole et pour se souvenir des morts.


Rédigé par le Samedi 26 Mai 2007
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