Avec une production qui a été jusqu'à 120 000 œufs par an et une trentaine d'employés, la ferme de Campêche représente un pôle sensible de l'agriculture guadeloupéenne. Après la mise à disposition de 32 hectares de terres par la municipalité d'Anse-Bertrand pour un franc symbolique, grâce aux aides régionales et autres types d'indemnisations, l'exploitation avicole avait déjà été restructurée et la production relancée après un dépôt de bilan en 2001.
Dans un premier temps, la SAS Bonnair, basée en Martinique, avait fait une proposition de rachat de la ferme à 1,8 M€. Une somme qui devrait permettre de couvrir le passif. Mais les pouvoirs publics n'ont pas voulu que cette société, spécialisée dans la production d'œufs et de poules, fasse main basse sur les hectares de terres. C'est pourquoi la Safer avait, le 4 janvier dernier, décidé d'engager une procédure de préemption.